Tout savoir sur le canoë-kayak, un sport qui décoiffe

Canoe kayak

Canoë et kayak désignent en même temps les embarcations et les sports pratiqués avec de telles embarcations.
 
Le canoë et le kayak sont donc deux disciplines sportives qui semblent à première vue identiques, il faut cependant noter qu’ils sont bien distincts malgré leurs nombreux points communs. Comme principale différence, le canoë se pratique en position à genoux avec une pagaie simple tandis que le kayakiste est assis dans son embarcation, les jambes allongées légèrement fléchies et la manœuvre avec une pagaie double. Pourtant, les deux mots, canoë et kayak s’associent pour désigner le sport qui les rassemble : le canoë-kayak.

Canoë-kayak : pratiques et disciplines sportives

Le canoë-kayak est un sport à part entière. Il fut introduit dans le programme olympique depuis 1936. Mais rien n’empêche également de le pratiquer à titre de loisir. Le canoë-kayak, en tant que sport de compétition revêt plusieurs formes de pratiques et comprend plusieurs disciplines dont la plupart sont olympiques. Essayons, en quelques phrases, de faire le tour de ces différentes disciplines.

Comme disciplines olympiques, il y a la Course en ligne et le slalom. La course en ligne se pratique sur un plan d’eau calme, avec des kayaks de une, deux ou quatre places. Les concurrents prennent le départ sur cinq couloirs pour parcourir une distance de 500 mètres pour les femmes et de 1000 mètres pour les hommes. Dans cette discipline, la distance peut être beaucoup plus longue selon la catégorie, pouvant aller de 2 à 5 km. Par ailleurs, des marathon ou semi-marathon peuvent être organisés.

Le slalom : dans lequel les concurrents sont également répartis en couloir, se pratique sur des eaux turbulentes, à bord d’un kayak monoplace ou d’un canoë monoplace ou biplace. La distance à parcourir, d’environ 300 mètres, est jalonnée d'obstacles à franchir appelé « portes » bien distinctes par leurs couleurs : les portes vertes sont à franchir dans le sens du courant, les rouges à contre courant tandis que les portes en « sky » sont sur deux piqués.

Les disciplines non olympiques

En ce qui concerne les disciplines non olympiques, mais qui attirent tout de même autant d'adeptes, sinon plus que les disciplines olympiques, elles sont au nombre de quatre, à savoir la descente de rivières, le freestyle, le waveski et le kayak polo.

La descente de rivière qui consiste à joindre le plus vite possible des points d’une rivière moyennement turbulente. En fait il s’agit d’une véritable course contre la montre. Cette discipline se subdivise en deux : la descente classique qui dure de 12 à 25 minutes et la descente « sprint », sur deux manches, d’une durée de 1 à 2 minutes chacune.

Le Kayak-polo :qui se pratique sur plan d'eau calme. Il s’agit d’un sport collectif qui met en compétition deux équipes de 5 joueurs sur des périodes de 2 fois 10 minutes.

Le Freestyle : se pratique sur eau vive dont les courants peuvent former des vagues ou rouleaux appelés dans le jargon du canoë-kayak « spots ». Le concurrent a à exécuter sur ces spots des figures.

Le Wave-ski : qui ne peut se pratiquer que sur une plage à vagues. Il s’agit d’enchaîner plusieurs figures telles que le freestyle. Dans cette discipline, le kayaliste est assis sur une planche et les pieds encastrés dans des foot-straps

Quelques mots sur les pagaies, des outils indispensables pour la pratique du canoë-kayak

Dans n’importe quelle discipline citées ci-dessus, kayak et canoë doivent être propulsés et manœuvrés à l’aide de pagaie. C’est dire que la pagaie est un outil indispensable qui permet au kayaliste et au céïste de bien diriger et manœuvrer leurs embarcations. Fabriquées dans divers matériaux, dont le bois, le métal ou le kevelar-carbone, les pagaies peuvent avoir différentes formes selon les pratiques pour lesquelles elles sont destinées.

Le canoë, quelque soit le nombre de place, doit être manœuvré avec une pagaie simple, constitué d’un manche comportant à une extrémité un pommeau un pommeau. Un bon céiste sait que la pagaie qu’il lui faut est celle qui tenue verticalement sur le sol lui arrive au menton. Le Quant au kayak, il est manœuvré à l’aide d’une pagaie double formée d’un manche muni de deux pales croisées. La pagaie idéale pour un kayaliste serait celle qui a la même longueur que la distance entre le sol et les extrémités de ses doigts, les bras ballants le long du corps.

Le saviez-vous ?

Avez-vous remarqué que le mot kayak peut se lire pareillement de droite à gauche et de gauche à droite ? C'est ce qu'on appelle un palindrome !